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ven. 15 mars

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Aula du Palais de Rumine

Restitution publique de l'Assemblée populaire du Rhône

Présentation des conclusions des travaux de l'Assemblée et projection de la suite de la démarche lors d'un événement convivial et artistique.

Restitution publique de l'Assemblée populaire du Rhône
Restitution publique de l'Assemblée populaire du Rhône

Heure et lieu

15 mars 2024, 19:00 – 21:00

Aula du Palais de Rumine, Pl. de la Riponne 6, 1005 Lausanne, Suisse

À propos de l'événement

L'Assemblée populaire du Rhône est une démarche de concertation impliquant 25 habitant‧es du bassin versant du Rhône. A l'issue de cinq sessions de travail en présentiel et plusieurs intersessions en distanciel organisées sur une période de deux ans (novembre 2021 décembre 2023), l'Assemblée populaire du Rhône a achevé ses travaux et ses conclusions en décembre 2023.

 

L'Assemblée populaire du Rhône en bref :

En 2021, l'association lausannoise id‧eau a confié à 25 habitant‧es du bassin versant du Rhône tiré‧es au sort en France et en Suisse, le mandat suivant : "comment aider le Rhône à agir et à se faire entendre pour défendre ses propres intérêts et ceux de son bassin versant / de ses écosystèmes ?".

Au cours des deux ans qu'a duré la démarche, ils et elles ont été amené‧es à réfléchir à une nouvelle gouvernance du Rhône et de ses affluents, qui permette de préserver l’ensemble de leurs écosystèmes. Pour ce faire, la démarche s'est construite dans une logique de progression sur une méthodologie d'enquête mêlant apport de connaissances (conférencier‧es), interviews d’expert‧es, temps d’intégration et de production, temps sensibles et sensoriels, décentrement, etc.

Parti‧es d'une feuille blanche, les panélistes ont relevé ce défi inédit pour imaginer comment faire une place aux vivants autre qu'humains dans la gouvernance d'un territoire et leur permettre d'avoir une voix dans les décisions.

Les moteurs de la démarche :

Plusieurs constats ont conduit l'association id‧eau à lancer l'Assemblée populaire du Rhône :

• La situation de l’eau n'est pas réjouissante, à la fois en termes de quantité et de qualité.

• Les réponses actuelles conduisent à la «grande accélération» : à la fois sur les indicateurs de tendances socio-économiques et ceux du système terre. Toutes les courbes sont exponentielles et conduisent au dépassement des limites planétaires.

• Une part de plus en plus importante de population est impactée par nos choix collectifs (croissance, énergie, mobilité, alimentation, etc.).

• Nos sociétés font face aux limites de la démocratie représentative et la démocratie participative. Le territoire du Bassin versant du Rhône et ses écosystèmes sont gouvernés par différentes entités dans deux pays et plusieurs régions / cantons, avec peu voire sans concertation avec les plus directement concernés : les habitants et le fleuve lui-même.

L'association id‧eau cherche donc à expérimenter un autre modèle : la société civile qui se responsabilise à travers une démarche pour et avec la société civile. Le but : démontrer que les habitant‧es d’un bassin versant peuvent prendre leur destin en main et imaginer un moyen de préserver leur propre territoire.

Les particularités de la démarche :

La démarche était bornée par trois boussoles :

• les limites planétaires et le plancher social (donut)

• les droits de la nature et les liens d’interdépendance

• l'échelle transnationale du bassin versant

L'Assemblée populaire du Rhône porte sur une échelle de territoire inédite : celle d’un bassin versant. C’est une échelle de territoire qui n’existe pas officiellement en termes de découpage administratif : elle n’est pas considérée en termes politiques, économiques, sociaux, écologiques, administratifs. Pourtant c’est une entité géographique organique qui a sa cohérence propre en termes de fonctionnement biologique et écologique. C’est une entité naturelle clairement identifiable dans le paysage. C’est un organisme vivant organisé autour du commun eau et du cycle de l’eau. Comme tout organisme, il est composé d’organes, de cellules… et comme pour tout organisme, les entités – les cellules – se spécialisent et dialoguent entre elles pour faire fonctionner le tout. Quand les cellules dysfonctionnent, l’organisme est malade.

L’intérêt de cette échelle est qu’elle permet de faire dialoguer le niveau local et cette entité géographique. La chance, c’est que ce bassin versant est transnational (France et Suisse), ce qui permet d’autant plus facilement de s'affranchir des fonctionnements politiques, juridiques, administratifs français et suisses pour tester autre chose. C’est ce que l’association id‧eau a demandé au panel de 25 habitant‧es de l’Assemblée populaire du Rhône : imaginer une règle du jeu qui permette au Rhône d’agir et de se faire entendre pour défendre ses propres intérêts, ceux de son bassin versant et de ses écosystèmes. Quel que soit l’endroit du bassin versant.

Le dénominateur commun ici n'est donc ni le canton suisse, ni la région administrative ou le département français. Mais c’est le «pays» au sens de «région naturelle», ou la «biorégion», c'est à dire un ensemble de territoires qui partagent des caractéristiques géographiques, des habitudes de vie et des problèmes communs. C’est une échelle que "vivent" les habitant‧es : on habite un territoire, on l’incarne et on se mobilise, voire on se bat, pour lui. C'est une échelle qui concerne les habitant‧es et qui les engage. C’est donc une échelle idéale de démocratie directe : ce qui nécessite une décision doit être décidé par les personnes directement concernées par l’enjeu.

En résumé, à travers l'Assemblée populaire du Rhône et ses suites, l’association id‧eau cherche à intégrer un modèle de gouvernance qui existe déjà (le biorégionalisme), à l’échelle particulière d’un bassin versant, donc d’un organisme naturel.

Billets

  • Assemblée populaire du Rhône

    Fin de la vente: 15 mars, 14:30
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